La forêt représente 97 hectares avec des plantations de résineux, des taillis sous futaie et d'une régénération naturelle de chênes.
Les essences les plus représentées sont le pin maritime, le chêne sessile, le charme, le châtaignier.
La sylviculture pratiquée a comme objectifs:
                                                                                - de rajeunir les peuplements.
                                                                                - de produire du bois d'oeuvre.
 

                           Taillis sous de chêne                                                                                          Des travaux sont réalisés chaque année pour entretenir la forêt

 

 

                Plantation de pins maritimes                                                                                                                                                  Plantation d'acacias

 

 

Les pistes DFCI aménagées permettent la défense des forêts contre les incendies et l'exploitation  des bois.

 

 

La chasse y est pratiquée en battue, à l'affût ou à l'approche. La faune se compose de cerf, de chevreuil, de sanglier, de renard, de blaireau, de lièvre et à la saison de la bécasse.
 
 

 

photos pris par Quentin

 

"La Double" (Dobla en occitan)est une région forestière du Périgord qui s'étend sur 50 000 hectares, encastrée entre deux rivières : la Drôme et l'Isle.

Elle forme un plateau ondulé marqué par une forte particularité géologique (sable et argile) et par des paysages harmonieux de bois, d'étang et cours d'eau.
Ses habitants sont appelés les Doubleauds.
Avant la révolution française, la forêt de la Double (qui a donné son nom à la région) s'étendait sur 90 000 hectares. Puis après les nouvelles répartitions des régions, la forêt de la Double ne s'étendait que sur 50 000 hectares, puisque 30 000 hectares s'étendaient en Charente et 10 000 en Gironde.
Le terme "La Double" viendrait d'un probable mot gaulois Dubulā « Noiraude » ou encore de "Sylva Edobola" ( sylva pour forêt, et Edobola : EDO=manger et BOLA=borne, limite). Donc la "Sylva Edobola" était vue comme la forêt qui mangeait les limites, car elle empiétait en Angoumois, en Bordelais, en Périgord et en Saintonge. Puis les habitants de cette forêt l'appelèrent "La dobla".
Jusqu'en 1870, il n' y avait pas de route, seulement des grands chemins très étroits pour passer d'une région à l'autre. Les fermes étaient donc isolées: les fermiers Doubleauds vivaient en autarcie, et ne s'organisaient pas en village.
Des artisans tels que verriers, feuillardiers et charbonniers se sont développés au fil des siècles :
  • Les verreries au XVIème siècle en exploitant le bois, le sable et la fougère royale pour la soude. La présence des verriers est due à son sol de sable. Son artisanat était liée à la présence de charbonniers dans la forêt.
  • Les charbonniers fournissaient le charbon aux verriers, potiers (140 dans la Double à l'époque) et autres industries de l'Aquitaine. Ils construisaient une meule avec cheminée centrale pour fabriquer du charbon de bois.
  • Le feuillardier vivait dans la forêt. Il fabriquait des cercles de châtaignier pour le tonnelier. Il construisait sa hutte recouverte de copeaux en une journée. Le feuillardier connaissait l'art de la plantation, le secret des greffes et les différentes espèces de châtaigniers.
  • Le scieur de long.
La vie y était rude mais fut totalement bouleversée sous Louis XIV : une commande de 276 navires de guerre fut passée. La forêt de La Double, riche en chênes, fut durement exploitée (pour les proches chantiers navals de l'Atlantique : Bordeaux et La Rochelle) ; ce qui bouleversa tout son écosystème ainsi que la vie des Doubleauds. Les zones dévastées se transformèrent en mouillères et marécages, où des maladies se propageaient, et où la nourriture était rare (déforestation = moins de gibiers). Il fut alors préconisé d'assécher les étangs, les marais et les nauves, de redresser les ruisseaux et de créer sur toute la Double un réseau de bonnes routes qui, sans compter leurs autres avantages, feraient circuler l’air, et dont les fossés aideraient au drainage des eaux.
L'assainissement par drainage et le reboisement par la plantation de pins maritimes furent entrepris sous le Second Empire.
De nos jours, la forêt de la Double est considérée comme un site important par le réseau Natura 2000 pour la conservation d'espèces animales européennes menacées. En particulier, on trouve sur 20 % de son territoire des vallées recouvertes, entre autres, de forêts alluviales à aulnes noirs (Alnus glutinosa) et frênes communs (Fraxinus excelsior), de chênaies à chênes pédonculés (Quercus robur) et chênes tauzins (Quercus pyrenaica), de landes humides à bruyères ciliées (Erica ciliaris) et bruyères des marais (Erica tetralix), et de tourbières hautes.
On peut y trouver notamment la cistude d'Europe (Emis orbicularis), l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), la loutre (Lutra lutra), le vison (Mustela lutreola), le chabot commun (Cottus gobio) ou encore la lamproie de Planer (Lampetra planeri).
On y pratique actuellement une exploitation forestière raisonnée, avec reboisement.

 

                                                                                              photo prise par Benjamin

   

 

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